Née en 1973 à Martigues, Lydie Jacquemus est une artiste plasticienne aixoise. Elle propose dans ce cadre des interventions ciblées et participe à des résidences. Aujourd'hui, sa réflexion et sa pratique artistique s'ouvrent à d’autres lieux et à d’autres publics. Certifiée en art-thérapie, elle intervient auprès de publics en difficulté (jeunes sous protection de la justice, psychiatrie, Ehpad). Elle anime également des temps de médiations artistiques à la MJC Jacques Prévert D'Aix en Provence auprès des plus jeunes et des adolescents.

L'illustration de contes pour enfants a été le point de départ de sa carrière artistique, puis, d'une rencontre à l'autre, elle en vient à coller ses illustrations dans la rue et se fait rapidement remarquer : elle sera invitée à Montpellier pour le «MUR », à Toulon, à Toulouse. En 2014 elle intègre le collectif Juxtapoz à Marseille et participe en 2015 à l'exposition « Aux Tableaux ».

Dans le même temps, son travail s'enrichit de nouvelles connaissances, notamment numériques, et elle amorce le projet de paper-art « Chercheuse de Lune » devenu un spectacle à part entière mêlant cirque, vidéo projection et lecture.

Entre peinture et papier, l'essentiel de sa démarche est axé sur la nature et sa contemplation. Tantôt oniriques, flamboyantes, inquiétantes ou mystérieuses, ses créations renouent avec un passé nostalgique et désuet. Passionnée de brocantes et de "vieilles choses", elle distille cette atmosphère avec passion.

Ma démarche artistique interroge l’imaginaire en cherchant une ouverture sur l’inconscient, un point d’équilibre entre rêve et réalité. Le langage poétique de l'art permet d’exprimer ces visions intimes et de les transposer dans notre réalité. Distordre la perception pour un temps. L’oeuvre restera ainsi figée, jusqu’à ce qu’elle s’altère, se désagrège et disparaisse. L’oeuvre vit. Elle ne laissera qu’un pâle souvenir et un désir de se re-jouer. Ailleurs. Autrement. 

L'artiste renaît à l’infini.

Il s’imprègne des matières qu’il croise, des corps qu’il frôle, emprisonnant dans sa chair leurs mémoires singulières. Il devient le terreau d’un imaginaire qui éclos hors des sillons dans un «dé-lira» botanique comme métaphore de notre nature intime. Entre gestuelle libératrice et contrainte qui ordonne, tout devient extravagance contrôlée.

En installation, l'espace est investi pour y accueillir les ressentis de chacun, il s'en nourrit et prend la forme des émotions qui le regardent.

Le médium est le lieu du non-dit et le lieu-à-dire, la croisée des chemins où un reflet furtif des pensées qui nous habitent nous trahit.

CV/portfolio

© 2019 par Lydie Jacquemus. Créé avec Wix.com